Alors que le Canada tout entier a les yeux rivés sur ce qui se passe à Ottawa, la campagne électorale se poursuit au Québec.  Pauline Marois a une nouvelle fois accusé Jean Charest d’avoir menti, cette fois au sujet du système fédéral de péréquation.  Sur le même sujet, l’ADQ s’en est plutôt pris à la ministre Monique Jérôme-Forget et lui a demandé un correctif.  C’est d’ailleurs cette dernière qui a assuré la réplique libérale, affirmant que madame Marois manquait de rigueur dans sa lecture et son interprétation des chiffres.

En ce début de dernière semaine de campagne, chacun tente de camper ses positions.  Jean Charest répète qu’il faut un gouvernement majoritaire pour bien gérer l’actuelle crise financière, Pauline Marois résume certains de ses engagements, notamment en éducation, alors que Mario Dumont enjoint les électeurs à se rendre aux urnes.

Québec Solidaire parle d’énergie éolienne.

Mario Dumont et Pauline Marois ont réagi de manière différente à la coalition des partis politiques fédéraux.  Monsieur Dumont accuse Gilles Duceppe de s’allier au père de la Loi sur la clarté référendaire (Stéphane Dion), alors que madame Marois appuie le Bloc sans réserve.  Jean Charest, de son côté, a refusé de commenter.

Mario Dumont a tiré une salve contre le chef libéral sur la santé, surtout sur la hausse du temps d’attente dans les urgences.  Concernant ses propres propos, le chef adéquiste a dû se défendre de mener une campagne de peur sur le dos des personnes âgées.

Au 23e jour de la campagne, le chef libéral Jean Charest ne veut plus s’engager à réduire le temps d’attente dans les services d’urgence comme il l’avait fait en 2003.  En soirée, une manifestation d’une centaine employés du ministère des Transports a retardé Jean Charest, qui devait prendre la parole dans la circonscription de Vanier.

Comme son rival adéquiste Mario Dumont, Pauline Marois a continué d’exiger jeudi, « au nom de la transparence », la divulgation des rapports sur l’état des actifs de la Caisse de dépôt et placement.  Le premier ministre soutient ne pas connaître ces chiffres.

Madame Marois a aussi admis, six ans plus tard, que les fusions forcées des municipalités avaient été une erreur

En date de mardi dernier, lendemain du débat, le site Democratic Space projette 69 sièges au Parti libéral du Québec, 52 au Parti québécois et seulement 4 à l’Action démocratique.

Au lendemain du débat des chefs, ces derniers ont repris la campagne pour un sprint de 12 jours.  Les trois ont participé à des rassemblements de leurs partis respectifs.  Jean Charest à Laval, Mario Dumont à Berthierville et Pauline Marois à Montréal.

Selon Radio-Canada, le débat des chefs d’hier soir a attiré plus de 2 millions de téléspectateurs.

Suite à ce débat, les trois chefs se sont dits satisfaits de leurs performances.  Pauline Marois, malgré son retard important dans les derniers sondages, affirme pouvoir maintenant renverser la vapeur et former un gouvernement péquiste majoritaire.  Mario Dumont espère maintenant pouvoir convaincre de nouveau les 31% d’électeurs qui ont voté pour l’ADQ, en 2007.

“En priorité, à partir de maintenant, on va miser sur ce 31 pour cent de gens qui ont voté pour l’ADQ la dernière fois. Ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas en convaincre de nouveaux, mais ça veut dire que s’ils l’ont fait, il y a 18 mois, ce sont les premiers électeurs à convaincre de l’importance de continuer.” – Mario Dumont

Quant à Jean Charest, il a réaffirmé qu’il était le seul des trois chefs à avoir « les mains libres » face à Ottawa.  De plus, Radio-Canada affirme dans son épreuve des faits que Jean Charest n’avait pas tort lorsqu’il a répondu à Mario Dumont que la dette du Québec s’élevait à un peu plus de 120 milliards $.

En fait, monsieur Dumont parlait de la dette brute, lorsqu’il l’élevait à 148 milliards $, alors que monsieur Charest parlait plutôt de la dette nette du Québec.

Le débat des chefs:

Voyez et écoutez la version intégrale du débat.

Lisez quelques citations marquantes des trois chefs entendues au cours du débat.

Lisez le bilan des discussions.

Lisez, voyez et écoutez les réactions des trois chefs après l’exercice.

Lisez les analyses de Vincent Marissal, Marco Fortier et Yves Boisvert.

Sondages CROP:

Voyez les résultats du dernier sondage CROP sur les intentions de vote, ainsi que le sondage-éclair sur les performances des chefs au débat.

Journée tranquille que les chefs des trois principaux partis ont passée à préparer le débat de demain soir.

Pauline Marois, puis Mario Dumont, ont tout de même dénoncé certains éléments des prévisions économiques du gouvernement Charest.  Certains économistes abondent dans le même sens.  La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a défendu les chiffres avancés par son parti.

La retraite fermée des trois chefs aura permis à Québec Solidaire et le Parti vert de retenir plus qu’à l’habitude l’attention des médias.  Pour un, Québec Solidaire a émis son cadre financier, dont l’objectif est de faire émerger un Québec plus écologiste et solidaire.  Selon Radio-Canada,

Les investissements annuels prévus durant cette phase de cinq ans sont évalués à 7,6 milliards de dollars. Ils consistent en des projets propres à Québec solidaire, comme l’instauration d’un programme de gestion des déchets (175 millions), la hausse du montant de l’aide sociale (595 millions), l’augmentation du nombre (75 millions) et de la durée (475 millions) des congés, la majoration du financement du système de la santé (2,2 milliards), et l’instauration d’une éducation gratuite (1,1 milliard).

Françoise David a également annoncé qu’elle tiendra un débat parallèle à celui des trois chefs, demain soir, sur son site Internet.  Elle réagira en direct aux commentaires émis et répondra aux questions que Stéphan Bureau posera aux autres chefs.

Quant à Guy Rainville, chef du Parti vert du Québec, il a donné une entrevue au Forum des chefs.

Finalement, un nouveau sondage Léger Marketing révèle que les libéraux de Jean Charest ont encore accru leur avance.  Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, ils auraient obtenu 46 % des intentions de vote, contre 34 % pour le Parti québécois et 12 % pour l’ADQ.  Québec Solidaire et le Parti vert récolteraient chacun 4 % des suffrages.

Mario Dumont a encore versé dans la critique, ce matin, qualifiant Jean Charest et Pauline Marois de « couple royal ».  Faisant campagne en Beauce, il s’en est pris aux cadres financiers des engagements de ses adversaires.

Pendant que monsieur Dumont était en direct en Beauce et en différé à l’émission Dieu merci, la chef péquiste Pauline Marois prenait du repos en vue du débat de mardi soir, tandis que Radio-Canada diffusait l’entrevue qu’elle donnait jeudi dernier à l’émission Tout le monde en parle.  Entrevue correcte, tant au niveau des questions de Guy A. Lepage que des réponses de madame Marois.

Journée de campagne électorale légère pour Jean Charest, alors qu’il rencontrait quelques homologues provinciaux dans le cadre des festivités entourant la match de la Coupe Grey.  En entrevue, le premier ministre a déclaré s’attendre à être la cible de ses deux adversaires, au débat de mardi.

Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire, a fourni un plaidoyer sur l’importance d’élire quelques députés de son parti.  Sans entrer dans les détails, madame David a aussi mentionné qu’elle avait l’intention de « s’inviter » au débat de mardi.

Finalement, un groupe de discussion dirigé par la firme Léger Marketing arrive à la conclusion que Jean Charest est le seul des chefs qui a véritablement l’allure d’un chef d’état.  Cependant, la majorité des membres de ce groupe pense que sa réélection lui rendrait l’arrogance qui, selon elle, le caractérisait suite à l’élection de 2003.

Après avoir affirmé le contraire la semaine dernière, voilà que Pauline Marois admet que la mise à la retraite de milliers de médecins et d’infirmières, alors qu’elle était ministre de la Santé, avait été une erreur.  Elle précise que, finalement, elle ne le referait pas.  La chef péquiste a aussi mentionné qu’un gouvernement issu de son parti modifierait les règles de la Caisse de dépôt et de placement, afin d’assurer une plus grande transparence.

Sur le même sujet, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a sommé le premier ministre Charest de dire la vérité aux Québécois.  Il accuse le chef libéral de forcer les dirigeants de la Caisse de dépôt et de placement de répondre à sa place.

Quant à Jean Charest, il a répondu aux attaques de ses adversaires.  Plus tôt dans la journée, il avait présenté le cadre financier de son parti.  Les promesses libérales devraient coûter 1,5 milliards $ sur cinq ans, en plus d’augmenter la dette de 1,6 autres milliards $ pour la même période.

La période de mises en candidatures étant terminée, la présente élection est celle présentant le moins de candidats, depuis que le Québec compte 125 circonscriptions électorales. 

Dans notre circonscription de Blainville, cinq candidats se feront la lutte:

Circonscription Candidat Appartenance
politique
Agent officiel
Blainville Mme Johanne Berthiaume Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party Pilon, Chantal
Blainville M. Francis Gagnon-Bergmann Québec solidaire Tremblay, Alain
Blainville M. Pierre Gingras Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont L. Ouimet, Ginette
Blainville M. Daniel Ratthé Parti québécois Gagnon, Marie-Josée
Blainville M. Michel Sigouin Parti vert du Québec/Green Party of Québec Besancenot, Bernard

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Y a-t-il vraiment quelque chose de pertinent à mentionner à la fin de ce 17e jour de campagne ?  À quatre jours du débat des chefs, ces derniers ont déjà considérablement ralenti leurs activités afin de bien s’y préparer.

Pauline Marois a débuté la journée en convoquant la presse aux aurores, pour une séance de marche rapide.  C’est ainsi qu’elle voulait démontrer qu’elle se portait bien.

Mario Dumont tape sur le clou de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, pendant que les critiques fusent de toute part face à son passage à l’émission Dieu merci !

Quant à Jean Charest, de passage à l’école Polytechnique, il a annoncé deux mesures visant à retenir les talents au Québec, ainsi qu’à y attirer les étudiants étrangers.

En se levant ce matin, les Québécois ont d’abord constaté que les journalistes s’inquiétaient de l’état de santé de Pauline Marois.  On la dit exténuée, au bout du rouleau après trois semaines de campagne.

Pour le reste, on peut parler d’une journée sans grande vague.  L’auteur-compositeur-interprète Richard Desjardins donne son appui à Québec Solidaire; le Parti Vert fait connaître ses engagements en matière de transport; Pauline Marois affirme qu’un gouvernement issu du Parti Québécois négocierait avec le gouvernement fédéral afin de rapatrier tous les pouvoirs en matière de culture et laisse planer le spectre d’un référendum sur la souveraineté en cas d’achoppement; Mario Dumont et l’ADQ veulent mettre un terme à l’aide sociale « comme mode de vie »; Jean Charest a rassuré les Québécois au sujet du fonctionnement de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, ainsi qu’en ce qui concerne la mise au repos de son président, Richard Guay.

Tous les chefs faisaient campagne à Montréal, sauf Mario Dumont qui se trouvait dans la circonscription de Nicolet-Yamaska.

À propos de Mario Dumont, sa prestation à l’émission Dieu merci ! a été rendue publique sur YouTube, trois jours avant sa diffusion à TVA, prévue pour dimanche prochain.  Nous vous la présentons:

Nous l’écrivions hier, les résultats d’un sondage Léger Marketing-Le Devoir ont été publiés ce matin.  Entre autres choses, l’avance des libéraux de Jean Charest y est confirmée (44 % contre 33 % pour le PQ et 15 % pour l’ADQ).  On y apprend également que la campagne électorale suscite peu d’intérêt, pas moins de 37 % des électeurs se proposant de ne pas se rendre aux urnes.

Entrée en scène aujourd’hui de Marie-Claude Barrette, conjointe du chef adéquiste Mario Dumont.  Madame Barrette a donné une série d’entrevues, notamment au Journal de Montréal, à la Première chaîne de Radio-Canada, ainsi qu’à TVA.  Elle compte s’impliquer activement dans la campagne de l’ADQ jusqu’à l’élection.

Mario Dumont s’en est pris au premier ministre Jean Charest aujourd’hui, le taxant de « lâcheté » dans le dossier de la santé.  Monsieur Dumont a ensuite rappelé ses propres engagements électoraux en la matière.  Dimanche soir prochain, pendant que Pauline Marois sera l’invitée de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle, Mario Dumont tentera d’attirer les téléspectateurs du côté de TVA, alors qu’il sera de l’émission Dieu merci.  Les deux émissions auront cependant un adversaire de taille, soit la présentation du match de la Coupe Grey (impliquant les Alouettes), sur les ondes de RDS.

La valse des gros mots s’est poursuivie dans la campagne péquiste, alors que Pauline Marois, s’attaquant au bilan de Jean Charest, l’a de nouveau qualifié de « menteur », avant de se demander s’il n’était pas « impuissant ».

Quant à Jean Charest, il a commenté les résultats du sondage publié ce matin, a émis une première réaction au discours du Trône et a rencontré les représentants de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA).  Monsieur Charest a toutefois répliqué en soirée à ce qu’il a qualifié d’attaques personnelles lancées contre lui par Mario Dumont et Pauline Marois.

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