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À 23h37:  Au Québec, 66 libéraux, 51 péquistes, 7 adéquistes et 1 candidat de Québec Solidaire sont élus.  Le Québec opte pour un gouvernement libéral majoritaire.  Jean Charest obtient un troisième mandat consécutif comme premier ministre, une première depuis Maurice Duplessis en 1952.

Dans Blainville (229 ⁄ 229):  Daniel Ratthé (PQ) élu

Candidats

Partis

Votes exprimés

%

Johanne Berthiaume

PLQ

11 134

32,4%

Francis Gagnon-Bergmann

QS

 782

2,3%

Pierre Gingras

ADQ

 7572

22,0%

Daniel Ratthé

PQ

 13 956

40,6%

Michel Sigouin

PV

955

2,8%

À 20h15:  Le réseau TVA annonce la formation d’un gouvernement libéral dirigé par Jean Charest.
À 20h34:  Radio-Canada annonce l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire.
À 20h46:  Pauline Marois est réélue dans Charlevoix.
À 20h58:  Dans le comté voisin de Terrebonne, le péquiste Mathieu Traversy l’emporte sur le député adéquiste Jean-François Therrien.
À 21h07:  Radio-Canada annonce la réélection de Nicolas Girard dans Gouin, qui l’emporte sur Françoise David.
À 21h12:  Radio-Canada annonce la réélection de Mario Dumont dans Rivière-du-Loup.
À 21h21:  L’ex-chef du Parti vert, Scott McKay, est élu député péquiste dans l’Assomption.
À 21h48:  Daniel Ratthé (PQ) élu dans Blainville.  Le député Pierre Gingras termine troisième.
À 22 heures:  Le réseau TVA annonce la victoire d’Amir Khadir, porte-parole de Québec Solidaire, dans Mercier.
À 22h15:  Mario Dumont annonce qu’il quittera ses fonctions de chef de l’ADQ au cours des prochaines semaines.
À 22h21:  Jean Charest est élu dans Sherbrooke.
À 23h03:  Pauline Marois salue la contribution de Mario Dumont au Québec.
À 23h16:  Le Parti québécois reprend tous les comtés perdus aux mains de l’ADQ dans les régions de Laurentides et Lanaudière, tandis que le Parti libéral du Québec conserve tous ses acquis au Québec, en plus d’effectuer les gains de 16 comtés.
À 23h26:  À son tour, Jean Charest rend hommage à Mario Dumont, en plus de saluer l’entrée à l’Assemblée nationale d’Amir Khadir. 

Dès 20h15, suivez en direct le déroulement du scrutin dans la circonscription de Blainville et pour tout le Québec, ici même sur le blogue électoral du Cyber journal SADP.

Un sondage Léger marketing vient confirmer l’avance confortable des libéraux de Jean Charest, à deux jours du vote.  Les résultats de ce sondage sont similaires à ceux publiés par CROP, jeudi soir dernier, et dont il est question dans notre billet précédent.

Le site Democratic Space projette 74 sièges aux libéraux, 47 aux péquistes et un retour à 4 sièges pour les adéquistes.

En cette dernière fin de semaine de campagne, Mario Dumont et Pauline Marois s’adonnent à un blitz électoral où ils visitent plusieurs circonscriptions par jour.  Ils veulent ainsi tenter de sauver les meubles et conserver des comtés où la lutte est serrée.  Jean Charest, de son côté, a ralenti le rythme afin, dit-il, de mieux se préparer pour la journée du vote

En cette fin de campagne, plusieurs artistes ont sans surprise donné leur appui au Parti québécois

Le blogue électoral du Cyber journal SADP vous donnera en direct, lundi soir, les résultats complets du scrutin pour la circonscription électorale de Blainville.

La grosse nouvelle de la journée est arrivée en toute fin de soirée.  En effet, le premier sondage en près de deux semaines a finalement été publié. 

Le sondage CROP, qui sera publié demain dans La Presse, confirme la remontée des libéraux de Jean Charest.  Si les élections avaient eu lieu au cours des derniers jours, le Parti libéral du Québec aurait obtenu 45 % des votes, contre 29 % pour le Parti québécois, 15 % pour l’Action démocratique du Québec, 6 % pour le Parti vert et 5 % pour Québec Solidaire.

À quelques jours du scrutin, CROP prévoit l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire et la perte du statut de parti officiel pour l’ADQ.  Il semble aussi que contrairement à ce qu’elle supposait, Pauline Marois ait perdu des points depuis le débat des chefs, un maigre 24 % des électeurs la jugeant apte à diriger le Québec.

La crise politique fédérale a une fois de plus monopolisé toute l’attention médiatique, aujourd’hui. 

Contrairement à ses homologues adéquiste et péquiste, Jean Charest refuse toujours de dire s’il appuie Stephen Harper ou la coalition.  Il prétend que le rôle du premier ministre du Québec est de travailler avec le gouvernement fédéral en place, peu importe sa couleur.

Ce qui a fait que le chef adéquiste Mario Dumont l’a taxé de faiblesse.

Quant à Pauline Marois, elle a encore sommé le premier ministre Charest de se prononcer.

À l’instar du Parti québécois, Québec Solidaire s’est prononcé en faveur de la coalition libérale-néo-démocrate-bloquiste.

En soirée, les chefs des trois principaux partis ont réagi au discours à la nation du premier ministre Harper.  Mario Dumont et Pauline Marois se sont dits déçus par son manque d’ouverture, alors que Jean Charest a déclaré être inquiet de la rhétorique antisouverainiste de Stephen Harper.

« Cela renforce mes convictions qu’en politique, il faut respecter le choix qui a été exprimé démocratiquement par tous les citoyens et tous les Québécois. Et il y a, sur le plan économique, des choses à régler. Concentrons-nous là-dessus, c’est la priorité numéro un », a dit M. Charest.

Il y a 23 ans jour pour jour, en pleine tempête de neige, le Parti libéral du Québec, alors dirigé par Robert Bourassa, prenait le pouvoir en remportant 99 des 122 sièges de l’Assemblée nationale.  Fait inusité, le premier ministre faisait partie des 23 candidats libéraux défaits…

C’est la crise politique fédérale qui a une fois de plus attiré l’attention des médias, aujourd’hui.  À Lebel-sur-Quévillon, où elle faisait campagne, Pauline Marois n’a pas manqué de souligner que cette crise est une autre démonstration de l’échec du fédéralisme canadien et que la meilleure solution pour le Québec, selon elle, c’est qu’il accède à sa souveraineté

Sur la même question, Jean Charest a mentionné que ce qui se passait à Ottawa était un exemple à ne pas suivre.  Il a également répété qu’il fallait élire un gouvernement majoritaire et fort au Québec pour ramener et assurer la stabilité.

Quant à Mario Dumont, il a déclaré que Pauline Marois manquait de jugement en appuyant le Bloc québécois dans son alliance avec Stéphane Dion.  Selon lui, les Québécois ne lui pardonneront pas son appui au père de la loi sur la clarté référendaire.

Loin de cette mêlée, le Parti vert a dévoilé son programme en début d’après-midi, à Montréal.  Il en a profité pour dénoncer le manque de vision des autres partis en matière d’environnement et d’énergie.

Alors que le Canada tout entier a les yeux rivés sur ce qui se passe à Ottawa, la campagne électorale se poursuit au Québec.  Pauline Marois a une nouvelle fois accusé Jean Charest d’avoir menti, cette fois au sujet du système fédéral de péréquation.  Sur le même sujet, l’ADQ s’en est plutôt pris à la ministre Monique Jérôme-Forget et lui a demandé un correctif.  C’est d’ailleurs cette dernière qui a assuré la réplique libérale, affirmant que madame Marois manquait de rigueur dans sa lecture et son interprétation des chiffres.

En ce début de dernière semaine de campagne, chacun tente de camper ses positions.  Jean Charest répète qu’il faut un gouvernement majoritaire pour bien gérer l’actuelle crise financière, Pauline Marois résume certains de ses engagements, notamment en éducation, alors que Mario Dumont enjoint les électeurs à se rendre aux urnes.

Québec Solidaire parle d’énergie éolienne.

Mario Dumont et Pauline Marois ont réagi de manière différente à la coalition des partis politiques fédéraux.  Monsieur Dumont accuse Gilles Duceppe de s’allier au père de la Loi sur la clarté référendaire (Stéphane Dion), alors que madame Marois appuie le Bloc sans réserve.  Jean Charest, de son côté, a refusé de commenter.

Mario Dumont a tiré une salve contre le chef libéral sur la santé, surtout sur la hausse du temps d’attente dans les urgences.  Concernant ses propres propos, le chef adéquiste a dû se défendre de mener une campagne de peur sur le dos des personnes âgées.

Au 23e jour de la campagne, le chef libéral Jean Charest ne veut plus s’engager à réduire le temps d’attente dans les services d’urgence comme il l’avait fait en 2003.  En soirée, une manifestation d’une centaine employés du ministère des Transports a retardé Jean Charest, qui devait prendre la parole dans la circonscription de Vanier.

Comme son rival adéquiste Mario Dumont, Pauline Marois a continué d’exiger jeudi, « au nom de la transparence », la divulgation des rapports sur l’état des actifs de la Caisse de dépôt et placement.  Le premier ministre soutient ne pas connaître ces chiffres.

Madame Marois a aussi admis, six ans plus tard, que les fusions forcées des municipalités avaient été une erreur

En date de mardi dernier, lendemain du débat, le site Democratic Space projette 69 sièges au Parti libéral du Québec, 52 au Parti québécois et seulement 4 à l’Action démocratique.

Au lendemain du débat des chefs, ces derniers ont repris la campagne pour un sprint de 12 jours.  Les trois ont participé à des rassemblements de leurs partis respectifs.  Jean Charest à Laval, Mario Dumont à Berthierville et Pauline Marois à Montréal.

Selon Radio-Canada, le débat des chefs d’hier soir a attiré plus de 2 millions de téléspectateurs.

Suite à ce débat, les trois chefs se sont dits satisfaits de leurs performances.  Pauline Marois, malgré son retard important dans les derniers sondages, affirme pouvoir maintenant renverser la vapeur et former un gouvernement péquiste majoritaire.  Mario Dumont espère maintenant pouvoir convaincre de nouveau les 31% d’électeurs qui ont voté pour l’ADQ, en 2007.

“En priorité, à partir de maintenant, on va miser sur ce 31 pour cent de gens qui ont voté pour l’ADQ la dernière fois. Ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas en convaincre de nouveaux, mais ça veut dire que s’ils l’ont fait, il y a 18 mois, ce sont les premiers électeurs à convaincre de l’importance de continuer.” – Mario Dumont

Quant à Jean Charest, il a réaffirmé qu’il était le seul des trois chefs à avoir « les mains libres » face à Ottawa.  De plus, Radio-Canada affirme dans son épreuve des faits que Jean Charest n’avait pas tort lorsqu’il a répondu à Mario Dumont que la dette du Québec s’élevait à un peu plus de 120 milliards $.

En fait, monsieur Dumont parlait de la dette brute, lorsqu’il l’élevait à 148 milliards $, alors que monsieur Charest parlait plutôt de la dette nette du Québec.

Le débat des chefs:

Voyez et écoutez la version intégrale du débat.

Lisez quelques citations marquantes des trois chefs entendues au cours du débat.

Lisez le bilan des discussions.

Lisez, voyez et écoutez les réactions des trois chefs après l’exercice.

Lisez les analyses de Vincent Marissal, Marco Fortier et Yves Boisvert.

Sondages CROP:

Voyez les résultats du dernier sondage CROP sur les intentions de vote, ainsi que le sondage-éclair sur les performances des chefs au débat.

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